Le manifeste NINO : Ni input, ni output

Engagés dans une démarche de sobriété volontaire et joyeuse, nous avons au fil de nos expérimentations théorisé quelques unes de nos pratiques.

Celle-ci relie notre potager et notre verger, nos pratiques culinaire, et nos toilettes sèches.
Une vraie économie circulaire... dans le sens premier de "économie" (du grec oikos maison et nomos loi) : la gestion de la maison. Nous ne prétendons pas gérer la nation ainsi. Quoique ?... ;-)

Nous avons baptisé « NINO » ce principe : « no input, no output » qui se traduit par « aucun entrant, aucun extrant ».

No Input

Que sont les intrants ? Tout ce qui n'existe déjà pas chez nous !...

Comme nous ne sommes pas 100% autonomes (et c'est loin d'être le cas), nous essayons de nous passer ou de remplacer ce qui pourrait provenir de l'extérieur.

Par exemple :

> La contrainte de la sobriété amène à plus de créativité.

No Output

Ce que nous produisons, nous le consommons chez nous. Ce n'est pas à vendre ! D'autant plus que ce que nous mangeons alimente nos toilettes qui alimente notre potager qui alimente nos assiettes qui alimentent... vous avez compris. ;-)

Évidemment, la loi n'est pas d'accord : vous pouvez épandre du fumier ou du lisier de cochon, mais pas du compost de déjections humaines sur votre propre potager - pourquoi pas le disséminer sur votre pelouse, tant qu'on y est ?... Idem pour l'urine humaine, qui n'est pas autorisée en agriculture bio en Europe. Même si cela reste sujet à débat, puisque l'urine animal est autorisée. L'homme est-il un animal ? Il me semble bien que oui.