écologique
et
économique
Des solutions écologiques et économiques
Nous pensons qu'il faut donner légalement un avantage (économique !) à économiser l’eau.
Ça vaut pour le prix de l'eau potable : il faut arrêter d'offrir des avantages commerciaux liés au volume. Inciter à consommer plus, c'est tellement XXe siècle ! C'est terminé. Il faut arrêter de gâcher, mais il ne faut pas non plus se priver, et surtout : il ne faut pas que les plus modestes trinquent ! Sobriété n'est pas austérité. Les premiers m³ consommés devraient être presque gratuits pour permettre même aux plus modestes d'avoir accès aux quelques dizaines de litres nécessaires (et suffisants) pour vivre décemment chaque jour.
Côté assainissement, il y a beaucoup à faire pour arrêter de sur-consommer.
/!\ Aujourd'hui, les installations d'assainissement non collectif sont normées pour tenir compte du niveau de confort indépassable de 150 L par personne et par jour… alors que cette sur-consommation d'eau devient insoutenable sur une planète soumise au chaos climatique, avec un cycle de l'eau perturbé et des épisodes de sécheresse qui vont s'agraver.
/!\ De plus, les normes d'assainissement non collectif définissent un volume minimum des installations traditionnelles (fosse septique) à 3 m³ : cela équivaut à gérer les effluents de 5 EH (équivalents habitants) quand dans notre région, le taux d'occupation des maisons est de 2,3 personnes. Les installations sont donc en moyenne déjà sur-dimensionnées : elles sont généralement 2 fois trop grandes !
⇒ Nous plaidons pour l’émancipation et l’autonomisation de l’habitant.
Dans la loi, le propriétaire est déjà considéré comme pleinement responsable de ses effluents et de son installation d'assainissement, dont il doit garantir le bon fonctionnement.
Dans le cadre d'un assainissement écologique (dont le socle est toujours : des toilettes sèches), le propriétaire devrait pouvoir, accompagné par les agents techniques du SPANC qui interviendraient ici en support et conseil, pouvoir adapter le dimensionnement de sa filière qui traite les eaux ménagères en fonction de l'évolution du volume des effluents (famille qui s'agrandit, ...) et de ce qu'il observe tout simplement dans son terrain (eaux qui stagnent, ou inversement, tranchées sur-dimensionnées).
⇒ Nous voulons des installations d'assainissement « conviviales »
... c'est-à-dire des installations dont le principe de fonctionnement est compréhensible par tout à chacun, qui sont accessibles techniquement, et faciles à mettre en place à moindre coût (le tout, en auto-construction).
/!\ Et bien sûr, aujourd'hui les installations autonomes "traditionnelles" (qui existent depuis moins de 50 ans, donc !) sont essentiellement : du plastique (cuves, tuyaux), du plastique (membranes), du gravier, des pompes de relevage, et du béton. Ces équipements transforment nos jardins en poubelles !
⇒ Nous souhaitons minimiser l'utilisation de matériaux polluants et/ou coûteux en émission de CO2, et privilégier à chaque fois que c'est possible, tout simplement le sol, le bois, etc.
Associés à des toilettes sèches, la pédoépuration ou le FBB ne dévastent pas le jardin et sont réversibles.
Rupture d'égalité
En ville et en bourg : reliés au service public
En ville ou en bourg, les immeubles et les maisons sont reliées au réseau de collecte des eaux usées. Évidemment, cela a un coût : dans notre communauté de commune, il est de 3,84 €/m³ (la moyenne en France est de 2,40 € /m³).
Cf https://www.services.eaufrance.fr/commune/35029/2024
Un foyer "moyen" (2,3 personnes, 120 L /jour) paie donc 386 € par an pour son assainissement collectif.
Un foyer "sobre" peut faire baisser sa facture en économisant l'eau : prendre une douche un jour sur deux divise presque la facture par deux.
En campagne : déconnectés et pénalisés
Dans des zones d'habitat dispersé, il devient trop coûteux d'étendre le réseau et de proposer un raccordement à toutes les maisons - il semble qu'en Europe, la France soit la championne des zones sans raccordement aux eaux usées. Près de 5 millions d’installations d’ANC sont utilisées en France aujourd’hui, desservant environ 15 à 20 % de la population nationale, principalement en milieu rural.
Le coût d'une installation ANC réglementaire est estimé depuis des années à 15.000 € en moyenne, mais dans les faits ça peut se chiffrer à bien plus cher... mais disons que ce soit : 15.000 €.
Le même foyer moyen (2,3 personnes, 120 L /jour) mettra 15.000/386 = 38 ans à amortir son investissement.
Le foyer sobre (60 L /jour /personne) mettra 2x plus de temps !
Or ces installations sont réputées durer 20 ans.
La solution éco-éco
Si le SPANC autorisait, comme le suggère la loi, des toilettes sèches associées à des systèmes simples d'assainissement spécifiques aux eaux ménages (pédoépuration, filtre à broyat de bois, tiny-phyto), alors on peut faire baisser la facture... tout en étant bien plus efficace dans le traitement : les eaux rendues au jardin sont 10x plus propres qu'en sortant d'une fosse septique et permettent d'arroser vos arbres.
Quelques coups de pelle et de pioches pour faire une tranchée, quelques mètres de tuyau... ce sont des chantiers réalisables pour 300 € maxi.
À ce prix-là, c'est les citadins qui vont vouloir avoir des toilettes sèches !
Et ça, ce serait une très bonne idée pour la souveraineté nationale concernant les engrais agricoles... ;-)
Pour une écologie rurale
L'écologie est souvent perçue comme un sujet de citadins - il faut dire que la ville, c'est le domaine de l'artifice et de l'artificiel. Les quelques arbres, squares ou fontaines qu'on y croise n'ont rien à voir avec les grands espaces des campagnes : ça donne comme des envies de défendre la nature et de manger bio.
Les habitants des zones rurales, eux, vivent dans la nature - une nature certes humanisée, mais pas aussi artificialisée que la ville ! Nos jardins, nous les voulons verdoyants, cultivés, fleuris, et abritant plein d'autres habitants de toutes sortes : insectes, oiseaux, hérissons, musaraignes, ... Ces espaces, nos espaces, nous ne voulons pas qu'ils soient pollués : ni par nos propres effluents, ni par nos installations d'assainissement !
